Pour se déplacer à l'île Maurice, vous avez quatre options sérieuses et aucune ne convient à tout le monde. La voiture de location achète la liberté pour 15 à 35 € par jour, le bus coûte moins d'un euro mais s'arrête vers 18 h 30, le taxi se négocie course par course et le Metro Express ne sert que le plateau central. Le comparateur ci-dessous donne le verdict selon votre séjour.
Quel transport pour quel usage
Vous venez à Maurice pour :
| Transport | Prix | Souplesse | La contrainte | Pour vous |
|---|---|---|---|---|
| Voiture de location | 15 à 35 € / jourCitadine, hors carburant. Caution 300 à 1 000 € bloquée. | Totale, jour et nuit | Conduite à gauche, routes secondaires étroites | Utile deux ou trois jours seulement |
| Taxi à la course | Rs 35 à 50 / kmCourse courte Rs 200 à 300, soit 4 à 6 €. Prix négocié avant. | Bonne, sur appel ou depuis l'hôtel | Pas de compteur, tarif à fixer d'avance | Le réflexe pour un dîner ou une plage |
| Taxi à la journée | 70 à 100 € / jourEnviron 8 heures, chauffeur qui attend, par voiture et non par personne. | Bonne, itinéraire discuté le matin | À réserver la veille, prix ferme à négocier | L'alternative confortable à la location |
| Bus | Rs 12 à 47 / trajetDe 25 centimes à moins d'un euro. Gratuit pour les résidents éligibles. | Faible, dernier départ vers 18 h 30 | Lent, changements fréquents, rien le soir | Une expérience, pas une solution |
| Metro Express | Rs 20 à 50 / trajetSelon le nombre de zones. MECard adulte Rs 200 dont Rs 100 de crédit. | Ponctuel, mais un seul axe | Port-Louis à Curepipe uniquement, rien sur les côtes | Ne dessert aucune station balnéaire |
| Scooter | Rs 600 à 1 500 / jour12 à 30 €. Casque fourni et obligatoire, conducteur comme passager. | Bonne sur les courtes distances | Trafic dense, pluies tropicales, zéro protection | Pratique autour de la station |
Conversions calculées à Rs 50 pour 1 €. Les prix de location et de taxi varient avec la saison, vérifiez toujours le tarif annoncé avant de réserver.
Ce tableau bute sur une contrainte de géographie. Maurice fait 65 km sur 45, ce qui donne l'illusion qu'on en fait le tour en une matinée. En réalité les deux autoroutes convergent toutes les deux vers Port-Louis, et traverser d'une côte à l'autre passe presque toujours par le centre. Un trajet Grand Baie vers Le Morne, 80 km sur la carte, demande deux heures de route en pleine journée. Cette géométrie explique pourquoi le bus, qui suit exactement le même maillage en s'arrêtant partout, devient vite décourageant dès qu'on change de région.
Louer une voiture : prix, permis, caution
C'est le choix de la majorité des visiteurs qui sortent de leur hôtel. Comptez 15 à 35 € par jour pour une petite citadine et 21 à 45 € pour une compacte, avec des écarts importants selon la saison et l'anticipation. Une semaine se négocie autour de 200 à 300 €. Le carburant est fixé par l'État et coûte environ Rs 58 le litre, un peu plus d'un euro, ce qui reste modeste sur une île où l'on dépasse rarement 80 km dans la journée.
Trois lignes du contrat méritent un coup d'œil avant de valider. La caution d'abord, généralement entre 300 et 1 000 €, bloquée sur votre carte bancaire pendant toute la durée de la location : prévoyez le plafond correspondant. L'âge ensuite, avec un minimum de 21 ans chez la plupart des agences, parfois 23, et un permis détenu depuis un à deux ans. L'assurance enfin, dont nous parlons juste en dessous.
La franchise, le vrai sujet
Les offres de base incluent presque toujours une CDW, la garantie collision, mais assortie d'une franchise qui peut atteindre plusieurs centaines d'euros. Le rachat de franchise, vendu sous le nom de Super CDW, coûte 5 à 7 € par jour et ramène votre responsabilité à zéro. Sur des routes secondaires étroites, bordées de murets et de cannes, avec des rétroviseurs qui frottent régulièrement, ce supplément se justifie plus qu'ailleurs. Photographiez la voiture sous toutes ses faces au départ, rayures comprises, le litige au retour est le grief numéro un des loueurs locaux.
Comparer les loueurs mauriciens
DiscoverCarsmet les grandes enseignes et les agences locales sur la même recherche, avec le détail des franchises et des cautions. C'est là que se joue l'écart de prix, qui va souvent du simple au double sur une semaine.
Conduire à gauche : ce qui surprend un Français

Héritage britannique oblige, on roule à gauche, volant à droite. Le sens de circulation s'intègre en une heure, aidé par le fait que tout le monde autour de vous fait pareil. Ce qui demande plus d'attention, ce sont les ronds-points, qui se prennent dans le sens des aiguilles d'une montre et où la priorité s'annonce à droite. Les premiers jours, ralentissez à l'approche et regardez du bon côté avant de vous engager.
L'autre surprise tient à l'état du réseau. Les deux autoroutes M1 et M2 sont modernes et confortables, mais elles ne couvrent qu'un axe. Le reste du temps vous roulerez sur des routes de campagne étroites, sans marquage central par endroits, avec des piétons, des chiens et des cyclistes sur le bas-côté. Ajoutez les averses tropicales, qui rendent la chaussée savonneuse en quelques minutes, et les nids-de-poule après la saison des pluies.
| Règle | Limite | À savoir |
|---|---|---|
| Sens de circulation | À gauche, dépassement par la droite | Le réflexe revient en une heure, les ronds-points prennent plus longtemps |
| Vitesse en ville | 40 km/h | Zones scolaires et villages traversés, très contrôlées |
| Vitesse sur route | 60 à 80 km/h | Route côtière et routes de campagne |
| Vitesse sur autoroute | 110 km/h | M1 et M2 uniquement, sur quelques portions |
| Alcool au volant | 0,23 mg/l d'air expiré | Plus strict qu'en France, contrôles fréquents le week-end |
| Téléphone au volant | Interdit, kit mains libres compris | Amende immédiate |
La nuit, tout change
L'éclairage public est rare hors des villes et beaucoup de routes côtières n'ont ni trottoir ni bande cyclable. Piétons en vêtements sombres, deux-roues sans éclairage arrière, chiens errants : la conduite de nuit demande une vigilance que le trajet de jour ne laisse pas soupçonner. Si vous arrivez tard et que c'est votre premier séjour, prenez un transfert le soir même et récupérez la voiture le lendemain, comme nous le conseillons sur la page de l'aéroport de l'île Maurice.
Le taxi : négocier avant de monter
Les taxis mauriciens n'ont pas de compteur. Le prix se fixe avant le départ, à l'oral, et cette règle ne souffre aucune exception : monter sans avoir convenu du tarif, c'est accepter d'avance celui qu'on vous annoncera à l'arrivée. La méthode qui marche consiste à demander son prix au chauffeur, à proposer un peu moins, et à s'arrêter là. On négocie poliment, sans marchandage de souk.
L'ordre de grandeur utile est de Rs 35 à 50 du kilomètre, soit 0,70 à 1 €. Une course à l'intérieur d'une station balnéaire, pour aller dîner ou rejoindre une plage publique, tourne autour de Rs 200 à 300 (4 à 6 €). Un trajet entre deux régions coûte nettement plus : comptez environ Rs 2 500 (50 €) entre Port-Louis et Flic en Flac. Attente prolongée, détour, gros bagages et courses nocturnes font monter le prix, et c'est légitime, autant en parler au moment de fixer le tarif.
Le forfait à la journée
C'est la formule que beaucoup de visiteurs découvrent trop tard. Pour 70 à 100 €, un chauffeur vous prend le matin, vous emmène où vous voulez et vous attend à chaque arrêt pendant environ huit heures. Le prix est par voiture, pas par personne : à quatre, la journée revient moins cher qu'une location plus l'essence, sans avoir à conduire à gauche ni à chercher où se garer à Port-Louis. Réservez la veille auprès de votre hôtel, et fixez l'itinéraire ainsi que le prix avant de partir.

4,8(462)
L'alternative au taxi à la journée
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Le bus : le vrai réseau de l'île
Le bus mauricien dessert la quasi-totalité des villes et des villages, et il ne coûte presque rien. Le tarif se calcule en stages, des arrêts de référence repérables à leur poteau jaune : plus vous franchissez de stages, plus vous payez, de Rs 12 pour un seul stage à Rs 47 pour la traversée la plus longue. Autrement dit, de vingt-cinq centimes à moins d'un euro. Vous payez au receveur en montant, en espèces, et il vaut mieux avoir de la monnaie.
Les bus sont fréquents sur les grands axes, plus aléatoires ailleurs, et la plupart ne sont pas climatisés. L'expérience vaut d'être vécue une fois, ne serait-ce que pour le trajet entre Quatre Bornes et Port-Louis. Elle a deux limites sérieuses. La première : les derniers départs tombent vers 18 h 30, un peu plus tard sur quelques lignes, ce qui interdit toute sortie du soir. La seconde : relier deux côtes impose presque toujours un changement au centre, et un Grand Baie vers Flic en Flac peut occuper une demi-journée.
La gratuité, et pour qui
Le Free Travel Scheme, en vigueur depuis 2005, offre le transport public à trois catégories de résidents : les retraités de 60 ans et plus, les personnes handicapées et les étudiants sur le trajet domicile vers établissement, les jours de classe. Chaque cas passe par une carte nominative, délivrée au Rose Hill Central Ticket Office pour les seniors, au bureau de la Sécurité sociale pour les personnes handicapées, et par l'établissement pour les étudiants. Ces cartes valent aussi sur le Metro Express. Les visiteurs, eux, paient plein tarif, ce qui ne pèse guère dans un budget mensuel à l'île Maurice.
Le Metro Express : rapide, mais sur un seul axe

Mis en service en 2019 et prolongé jusqu'à Curepipe en 2022, le tramway relie Port-Louis à Curepipe en traversant Beau Bassin, Rose Hill, Quatre Bornes, Phoenix et Vacoas, avec 20 stations sur environ 26 km. Il circule tous les jours, jours fériés compris, de 6 h à 19 h, à une fréquence d'environ dix minutes. Six stations sont adossées à des gares routières, ce qui permet d'enchaîner tram et bus sans marcher.
Le tarif dépend du nombre de zones franchies et se situe autour de Rs 20 à 50 par trajet, soit moins d'un euro dans tous les cas. Les sources publiques divergent légèrement sur la grille exacte, la version officielle n'étant diffusée qu'en téléchargement sur le site du réseau. En revanche les tarifs de MECard, la carte rechargeable, sont clairs : Rs 200 pour une carte adulte, dont Rs 100 de crédit inclus, Rs 150 pour un enfant, Rs 100 pour un étudiant, gratuite pour les cartes Senior et Priority. Les billets à l'unité s'achètent aux distributeurs de chaque station, en espèces ou par carte bancaire, et la MECard fait gagner 5 à 10 % sur le prix du trajet.
À qui sert-il vraiment ? À ceux qui vivent ou travaillent sur le plateau central, où il évite des bouchons quotidiens sérieux entre Curepipe et la capitale. Pour un visiteur logé sur la côte, il ne présente d'intérêt que le jour où vous montez à Port-Louis pour le marché central et le Caudan. Aucune station balnéaire n'est desservie, et rien n'est prévu sur les côtes, comme le montre notre carte de l'île Maurice. Si vous cherchez où poser vos valises pour de bon, la desserte du tram compte d'ailleurs parmi les critères de où vivre à l'île Maurice.
Scooter, vélo et applications de course
Le scooter se loue entre Rs 600 et 1 500 par jour (12 à 30 €), casque et antivol fournis. Un 50 cm³ se conduit avec un simple permis B, au-delà de 125 cm³ il faut un permis moto. Le casque est obligatoire pour le conducteur comme pour le passager. C'est agréable pour rayonner autour d'une station, beaucoup moins sur les grands axes où le trafic est dense et où vous n'avez aucune protection. Les averses brutales et les chaussées glissantes finissent de le disqualifier pour traverser l'île.
Le vélo se loue autour de Rs 300 à 500 par jour (6 à 10 €) dans les stations balnéaires. Il fait très bien le travail sur les routes plates du littoral nord, entre Trou aux Biches et Cap Malheureux par exemple. Ne comptez pas sur lui pour le plateau central, qui grimpe à plus de 500 mètres.
Uber à Maurice : oui, mais pas ce que vous croyez
Uber est arrivé à Maurice en mars 2026, sans y importer son modèle habituel. La plateforme passe par l'opérateur local Logidis, qui exploite déjà le service Ala-lila, et n'accepte que des chauffeurs de taxi licenciés par la National Transport Authority. Ce que vous commandez depuis l'application, c'est donc un taxi agréé, avec les tarifs et les zones du système mauricien, pas un particulier au volant de sa voiture. L'application locale Yugo fonctionne sur le même principe, avec des courses à prix fixe annoncé d'avance, ce qui évite la négociation. Pour utiliser l'une ou l'autre, il vous faut du réseau : voyez notre page sur la carte SIM à l'île Maurice.
Depuis l'aéroport, en résumé
Le transfert entre l'aéroport de Plaisance et votre hôtel obéit à ses propres règles, avec une grille de tarifs officiels affichée au terminal et fixée par l'association des taxis, de Rs 600 pour Mahébourg à Rs 2 800 pour Cap Malheureux, par voiture. La ligne de bus 198 existe pour moins d'un euro mais n'est pas pensée pour des valises. Les transferts privés se réservent avant le départ, et les loueurs de voitures ont des comptoirs au terminal. Le détail station par station, avec les distances et les durées réelles, se trouve sur notre page consacrée à l'aéroport de l'île Maurice.
Une dernière chose, si vous préparez une installation plutôt qu'un séjour : la question du transport se règle presque toujours par l'achat d'une voiture d'occasion, le marché local étant actif et les taxes à l'import dissuasives. C'est l'un des postes à intégrer très tôt quand on envisage de vivre à l'île Maurice.
Questions fréquentes sur les transports à Maurice
Oui, mais lentement et pas le soir. Le réseau de bus dessert la quasi-totalité des villes et des villages pour Rs 12 à 47 le trajet, soit moins d'un euro, et le Metro Express relie Port-Louis à Curepipe. Le problème n'est pas la couverture, c'est le rythme : les liaisons entre deux côtes imposent souvent un ou deux changements par Port-Louis ou Quatre Bornes, et les derniers départs tombent autour de 18 h 30. Un séjour sans voiture fonctionne si vous restez dans une même zone et si vous acceptez de perdre du temps. Pour les sorties du soir et les excursions, il faut ajouter des taxis au budget.
Les taxis mauriciens n'ont pas de compteur, le prix se fixe avant de monter. Comptez Rs 35 à 50 du kilomètre, soit environ 0,70 à 1 € : une course courte à l'intérieur d'une station revient à Rs 200 à 300 (4 à 6 €), un trajet Port-Louis vers Flic en Flac autour de Rs 2 500 (50 €). Pour une journée d'excursion d'environ huit heures avec le chauffeur qui vous attend, la fourchette est de 70 à 100 € par voiture, pas par personne. Les transferts depuis l'aéroport suivent une grille officielle affichée au terminal, détaillée sur notre page dédiée.
Oui depuis mars 2026, mais pas comme en France. Uber n'a pas déployé son modèle habituel à Maurice : la plateforme fonctionne via un partenariat avec l'opérateur local Logidis, et n'admet que des chauffeurs de taxi titulaires d'une licence de la National Transport Authority. Vous commandez donc un taxi agréé depuis l'application, pas un particulier avec sa voiture. Les tarifs, les zones et la priorité des taxis agréés dans les hôtels et à l'aéroport restent ceux du système mauricien. À côté, l'application locale Yugo propose des courses à prix fixe annoncé d'avance, elle aussi limitée aux chauffeurs licenciés.
Oui pour un séjour touristique. Le permis français, belge ou suisse est accepté tel quel, sans permis international, tant qu'il est rédigé en alphabet latin. La limite courante est de quatre semaines de conduite, au-delà desquelles les loueurs et les autorités attendent un permis international ou une conversion locale. Les agences ajoutent leurs propres règles : 21 ans minimum, parfois 23, et un permis détenu depuis au moins un an, souvent deux. Vérifiez ces conditions au moment de réserver, elles varient d'un loueur à l'autre.
Gratuit oui, mais pas pour les visiteurs. Le Free Travel Scheme, en place depuis 2005, couvre trois catégories de résidents : les retraités de 60 ans et plus, les personnes handicapées et les étudiants sur le trajet domicile vers établissement les jours de classe. Chacune passe par une carte nominative, obtenue au Rose Hill Central Ticket Office pour les seniors, au bureau de la Sécurité sociale pour les personnes handicapées, et via l'établissement scolaire pour les étudiants. Les mêmes cartes ouvrent la gratuité sur le Metro Express. Un touriste paie plein tarif, ce qui reste dérisoire.
Cela dépend de ce que vous venez faire. Pour un séjour balnéaire dans une seule station, la voiture dort sur le parking et les 15 à 35 € par jour sont mal placés : quelques taxis et une journée avec chauffeur coûtent moins cher. Dès que vous voulez enchaîner Chamarel, le Sud sauvage, les marchés et une plage différente chaque jour, elle devient indispensable, aucun autre mode ne permet cet enchaînement. La formule intermédiaire fonctionne bien : deux ou trois jours de location au milieu du séjour, taxi le reste du temps.







