La réponse courte : aucun vaccin n'est obligatoire pour l'île Maurice si vous arrivez d'Europe. Le seul cas d'exigence concerne la fièvre jaune, et uniquement si vous avez transité par un pays où elle circule. Il n'y a pas de paludisme sur l'île, donc pas de comprimé à prendre. Le vrai sujet santé de Maurice aujourd'hui, ce sont les moustiques, avec une épidémie de chikungunya active depuis 2025.
Cette page fait le tri entre le mot « obligatoire », qui ne s'applique presque jamais ici, et le mot « recommandé », qui dépend en réalité de votre séjour et de votre profil. Elle donne aussi les chiffres récents, que la plupart des guides santé n'ont pas encore mis à jour. Un point posé d'emblée : il s'agit d'information générale, la décision finale revient à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Faut-il des vaccins pour l'île Maurice ?
Non. Maurice n'impose aucune vaccination à l'entrée du territoire pour un voyageur venant directement de France, de Belgique ou de Suisse. Vous présentez votre passeport et le formulaire d'arrivée, personne ne vous demandera de carnet. Nos conditions d'entrée à Maurice détaillent ce qui est réellement contrôlé au comptoir de l'aéroport.
Ce « non » mérite pourtant une nuance. Aucune obligation ne veut pas dire aucun intérêt : les autorités sanitaires françaises recommandent d'être à jour du calendrier vaccinal et l'Institut Pasteur conseille l'hépatite A à tous les voyageurs. La différence tient en une phrase : personne ne vous refusera l'entrée, mais votre médecin aura de bonnes raisons de proposer deux ou trois choses.
| Vaccin | Statut | Pour qui | Quand |
|---|---|---|---|
| Fièvre jaune | Obligatoire dans un seul cas | Voyageurs passés par une zone à risque avant Maurice | Au moins 10 jours avant l'arrivée |
| DTP et ROR | Recommandé | Tout le monde, comme pour n'importe quel voyage | Vérifier son carnet 1 mois avant |
| Hépatite A | Recommandé | Tous les voyageurs, dès 1 an | 15 jours avant le départ |
| Hépatite B | Selon le séjour | Séjours longs, répétés ou expatriation | 2 injections à 1 mois d'écart, rappel à 6 mois |
| Typhoïde | Selon le séjour | Séjours prolongés, hygiène incertaine, dès 2 ans | 15 jours avant le départ |
| Chikungunya | À discuter | Profils à risque, séjours longs en période épidémique | Sur avis médical uniquement |
| Paludisme | Sans objet | Personne : aucune transmission à Maurice | Aucun traitement préventif à prendre |
Quels vaccins selon votre profil
Une liste unique ne sert pas à grand-chose : deux semaines dans un hôtel du Nord et une expatriation de trois ans n'appellent pas les mêmes réponses. Cliquez le profil qui correspond à votre séjour.
Quels vaccins pour votre cas ?
Choisissez le profil qui vous ressemble le plus.
Aucun vaccin exigé à l'arrivée. Vous pouvez partir avec votre carnet en l'état, à condition que les rappels classiques soient à jour.
- ConseilléDTP et RORLe calendrier vaccinal français à jour, rien de spécifique à Maurice.
- ConseilléHépatite ARecommandée pour tous les voyageurs, une injection 15 jours avant le départ.
- Selon le casFièvre jauneUniquement si vous transitez par une zone à risque avant Maurice.
Ces éléments servent à préparer la consultation, pas à la remplacer. Seul un médecin ou un centre de vaccinations internationales peut valider votre schéma vaccinal.
Fièvre jaune : le seul vrai cas d'obligation
Maurice exige un certificat de vaccination contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance d'un pays où le virus circule. La maladie n'existe pas sur l'île : la mesure protège le territoire d'une importation, elle ne dit rien du risque local.
En pratique, cela concerne surtout les itinéraires combinés. Un safari au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda ou en Éthiopie suivi d'une semaine de plage à Maurice, et le certificat devient indispensable. Même chose pour un passage par l'Afrique de l'Ouest, le Brésil ou la Guyane. La liste des pays concernés évolue, donc elle se vérifie au moment de réserver, pas au moment de partir.
Trois détails qui posent problème à l'aéroport
- Le délai de 10 jours : le certificat n'est valide que 10 jours après l'injection. Se faire vacciner l'avant-veille du départ ne sert à rien.
- Le lieu de vaccination : seul un centre de vaccinations internationales agréé peut délivrer le certificat. Votre médecin de famille ne l'a pas en stock.
- La simple escale : un transit sans sortir de la zone aéroportuaire n'est en principe pas assimilé à un séjour, mais les règles varient selon l'escale et la durée. Autant poser la question à la compagnie.
Les vaccins recommandés
Ce sont ceux dont votre médecin va parler. Aucun n'est contrôlé, tous se discutent selon la durée du séjour, le type d'hébergement et votre historique vaccinal.
Le calendrier vaccinal à jour
La base, et de loin la plus utile. Diphtérie, tétanos, poliomyélite et rougeole, oreillons, rubéole couvrent l'essentiel du risque réel. La rougeole mérite une mention à part : Maurice a connu de nombreux cas depuis 2018 et un adulte né avant 1980 n'a souvent reçu qu'une dose de ROR, parfois aucune.
L'hépatite A, la seule vraiment conseillée à tous
Transmise par l'eau et les aliments, elle est recommandée pour l'ensemble des voyageurs à Maurice. Une injection 15 jours avant le départ suffit à protéger le séjour, avec un rappel un à trois ans plus tard pour une protection longue. Elle est possible dès l'âge de 1 an. Compte tenu du prix d'une hépatite A face à trois semaines de convalescence, l'arbitrage se fait vite.
Hépatite B et typhoïde : question de durée
Ces deux-là entrent en jeu quand le séjour s'allonge. L'hépatite B se justifie pour les séjours longs ou répétés, avec un schéma en deux injections à un mois d'écart et un rappel à six mois. La typhoïde s'adresse aux séjours prolongés ou aux conditions d'hygiène incertaines, en une injection 15 jours avant le départ, possible dès 2 ans. Pour deux semaines en hôtel, l'une et l'autre se discutent rarement. Si vous êtes plutôt sur un projet de vie à l'île Maurice, la conversation change de nature.
Chikungunya et dengue : le vrai sujet du moment
C'est ici que la plupart des pages santé sur Maurice sont dépassées. Elles décrivent des cas « ponctuels » de dengue et s'arrêtent là. La situation a changé.

Une épidémie de chikungunya depuis 2025
Maurice a enregistré 1 583 cas de chikungunya entre mars et août 2025, dont 1 543 contractés sur place. C'était la première transmission locale depuis 2010. Le virus n'a pas disparu pendant l'hiver austral : 117 cas étaient recensés au 23 février 2026, 402 au 15 mars, puis 735 fin mars 2026. Un comité interministériel a été réuni en février pour organiser la riposte. Aucun décès n'a été rapporté, mais le chikungunya laisse des douleurs articulaires qui durent des semaines, parfois des mois.
Nouveauté à connaître : deux vaccins existent désormais, Ixchiq et Vimkunya. Les recommandations sanitaires aux voyageurs 2026 ouvrent la vaccination dès 12 ans pour les séjours en zone à risque, et la Haute Autorité de santé a précisé en avril 2026 les indications selon l'âge et les pathologies chroniques, Ixchiq n'étant pas recommandé après 65 ans. Pour deux semaines de plage, la question ne se pose pas vraiment. Pour une expatriation ou un séjour de plusieurs mois en pleine saison chaude, elle se pose sérieusement, et elle se tranche en consultation.
La dengue, présente mais à bas niveau
La dengue circule aussi à Maurice, à un rythme bien plus faible : une trentaine de cas recensés sur les premiers mois de 2025 d'après le ministère de la Santé mauricien, et une circulation restée basse en 2026, éclipsée par le chikungunya. Il n'existe aucun traitement curatif et pas de vaccin utilisable en pratique pour un voyageur. En cas de forte fièvre au retour, un réflexe compte : on privilégie le paracétamol et on évite l'aspirine et les anti-inflammatoires, qui aggravent le risque hémorragique.
Et le paludisme ?
Il n'y en a pas. L'Institut Pasteur mentionne une absence de transmission du paludisme à Maurice, donc aucun traitement préventif n'est à prendre. C'est une différence importante avec Madagascar, les Comores ou une partie de l'Afrique de l'Est, souvent associées à Maurice dans un même voyage.
Se protéger des moustiques, le vrai geste utile
Puisque ni la dengue ni le chikungunya ne se règlent par une piqûre au cabinet, la protection mécanique devient la mesure principale. Un détail change tout par rapport aux moustiques européens : l'Aedes pique en journée, avec des pics tôt le matin et en fin d'après-midi. Se contenter d'une moustiquaire la nuit laisse la porte ouverte.
- Un répulsif cutané efficace : DEET 30 à 50 %, appliqué le matin et renouvelé après la baignade. C'est l'achat le plus rentable du voyage.
- Des vêtements longs en fin de journée : le moment où l'on se fait piquer, souvent en terrasse à l'apéritif.
- Climatisation ou moustiquaire la nuit : la plupart des hôtels sont équipés, beaucoup de villas non.
- Pas d'eau stagnante autour de soi : soucoupes de pots, seaux, gouttières. Le moustique se reproduit dans un fond de verre d'eau.
Le calendrier joue également. Les moustiques prolifèrent pendant l' été austral, de novembre à avril, quand la chaleur et les averses se combinent. Un séjour entre juin et septembre se passe dans des conditions bien plus tranquilles, ce que notre page sur quand partir à Maurice détaille mois par mois. Le détail des espèces présentes, du comparatif des répulsifs et des chiffres hebdomadaires du ministère se trouve sur notre page consacrée aux moustiques à l'île Maurice.
Santé sur place : eau, soleil, mer
Les vaccins occupent l'esprit avant le départ, alors que les vrais désagréments d'un séjour à Maurice viennent d'ailleurs, et de choses beaucoup plus banales.

L'eau et la nourriture
L'eau du réseau est traitée et la plupart des hôtels la déclarent potable, mais l'usage local comme celui des voyageurs reste l'eau en bouteille, très bon marché sur place. La prudence s'impose davantage après de fortes pluies ou un passage cyclonique, quand le réseau peut être perturbé et que la leptospirose circule dans les eaux stagnantes. Côté cuisine, la street food mauricienne se mange sans crainte particulière : on choisit les stands qui tournent, où la nourriture est cuite devant vous.
Le soleil, sous-estimé chaque fois
À 20 degrés de latitude sud, l'indice UV reste élevé toute l'année, y compris par ciel voilé et pendant l'hiver austral. La brise du lagon masque la sensation de brûlure, et le coup de soleil arrive presque toujours le premier jour, dans l'eau. Un indice 50, un t-shirt anti-UV pour les enfants pendant le snorkeling et l'ombre entre 11h et 15h suffisent à régler la question.
La mer
Le lagon est calme et les requins restent au-delà de la barrière de corail, comme l'explique notre page sur les requins à l'île Maurice. Les incidents réels sont plus prosaïques : oursins et poisson-pierre sur les fonds rocheux, coupures de corail qui s'infectent vite sous ce climat. Des chaussons d'eau règlent le premier problème, un antiseptique le second. Nous détaillons espèce par espèce les animaux dangereux de l'île, du lagon aux jardins. Le panorama complet des risques figure sur notre page l'île Maurice est-elle dangereuse.
Se soigner à Maurice
Le système de santé mauricien fonctionne à deux vitesses. Les hôpitaux publics sont gratuits, y compris pour les visiteurs, mais avec des délais et un confort variables. Les cliniques privées comme C-Care Wellkin à Moka ou C-Care Darné à Floréal offrent un niveau proche des standards européens, souvent avec des médecins francophones. Si vous préparez une installation plutôt qu'un séjour, le fonctionnement complet du système est expliqué dans notre page sur la santé à l'île Maurice.
Le point à retenir est financier. La Carte Vitale ne fonctionne pas à Maurice et les cliniques privées demandent le règlement, généralement avant les soins. Une consultation se situe autour de 1 500 à 2 500 roupies, une hospitalisation ou un rapatriement se compte en milliers d'euros.
Frais médicaux et rapatriement : le poste qui sert vraiment
Une dengue ou un chikungunya se soignent sur place, sans facture énorme. Ce qui coûte cher, c'est l'accident : une chute en randonnée, un accident de scooter, une hospitalisation qui se prolonge. Une assurance voyage couvrant les frais médicaux et le rapatriement ramène ces scénarios à une formalité administrative. C'est plus utile que de s'interroger sur un vaccin que personne ne vous demandera.
La trousse à emporter
Les pharmacies mauriciennes sont bien approvisionnées, mais les marques diffèrent et les produits importés de France y coûtent souvent le double. Cochez ce que vous avez déjà.
Ma trousse pour Maurice
0 / 14Contre les moustiques
Soleil et chaleur
Petits soins et mer
Papiers et traitements
Les pharmacies mauriciennes sont bien approvisionnées, mais les marques diffèrent et beaucoup de produits français y coûtent deux fois plus cher.

Une règle mérite d'être connue avant de boucler la valise : Maurice encadre l'importation de médicaments. Les traitements personnels doivent voyager dans leur emballage d'origine, étiquettes intactes, accompagnés de l'ordonnance. Certaines molécules courantes en Europe demandent une autorisation locale, ce qui se vérifie avant le départ pour un traitement de fond. Et ces documents restent en bagage cabine, pas en soute.
Questions fréquentes
Non, aucun vaccin n'est exigé à l'arrivée pour un voyageur venant directement d'Europe. La seule exception concerne la fièvre jaune : le certificat devient obligatoire si vous avez séjourné dans un pays où la maladie circule avant d'arriver à Maurice, ce qui touche surtout les combinés safari en Afrique de l'Est. En dehors de ce cas, votre passeport suffit. Les autorités recommandent en revanche d'être à jour du calendrier vaccinal français, et l'hépatite A est conseillée à tous les voyageurs.
Oui, la dengue circule à Maurice, mais de façon ponctuelle et à bas niveau ces dernières années : le ministère de la Santé mauricien recensait une trentaine de cas sur les premiers mois de 2025. Le moustique responsable pique en journée, avec des pics tôt le matin et en fin d'après-midi. Il n'existe pas de vaccin utilisable en pratique pour un voyageur, donc la protection passe entièrement par le répulsif, les vêtements couvrants le soir et la climatisation ou la moustiquaire la nuit.
Comptez un mois si vous partez avec un carnet à jour, et deux mois si un rattrapage est nécessaire. L'hépatite A demande une injection au moins 15 jours avant le départ, l'hépatite B trois rendez-vous étalés sur six mois, et le certificat de fièvre jaune ne devient valide que 10 jours après l'injection. Un schéma accéléré existe pour les départs imminents, mais il se décide en consultation. Même à une semaine du vol, la visite reste utile pour l'ordonnance et les conseils anti-moustiques.
La question est nouvelle. Maurice a connu 1 583 cas de chikungunya en 2025, première transmission locale depuis 2010, puis une reprise en 2026 avec 735 cas comptabilisés fin mars. Deux vaccins existent désormais, Ixchiq et Vimkunya, et les recommandations sanitaires aux voyageurs 2026 ouvrent la vaccination dès 12 ans pour les séjours en zone à risque. Les indications varient selon l'âge et les pathologies : Ixchiq n'est pas recommandé après 65 ans. C'est typiquement une décision à prendre en consultation, pas seule.
Non. L'Institut Pasteur indique une absence de transmission du paludisme à Maurice, et aucun traitement préventif antipaludique n'est nécessaire. C'est une différence nette avec Madagascar ou les Comores, où le risque existe. Le sujet moustique à Maurice ne porte donc pas sur le paludisme mais sur le chikungunya et la dengue, transmis par un moustique diurne, contre lequel le répulsif remplace le comprimé.
Oui, aucune vaccination n'est exigée pour les enfants, quel que soit leur âge. Le vrai travail consiste à vérifier que le calendrier vaccinal français est à jour avant le départ, ce qui inclut le ROR compte tenu des cas de rougeole signalés sur l'île. L'hépatite A est possible dès 1 an et la typhoïde dès 2 ans. Pour un nourrisson, la protection anti-moustiques compte davantage que le carnet : moustiquaire sur le lit et sur la poussette, répulsifs adaptés à l'âge et vêtements longs en fin de journée.
Page d'information générale, mise à jour avec les données disponibles à l'été 2026. Elle ne remplace pas un avis médical : votre schéma vaccinal dépend de votre carnet, de votre âge, de vos antécédents et de votre itinéraire. Adressez-vous à votre médecin traitant ou à un centre de vaccinations internationales, idéalement un mois avant le départ.








